Réchauffement planétaire de 1,5 °C

Extrait de GIEC, 2018, Résumé à l’intention des décideurs, Réchauffement planétaire de 1,5 °C, Rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels et les trajectoires associées d’émissions mondiales de gaz à effet de serre, dans le contexte du renforcement de la parade mondiale au changement climatique, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, Publié sous la direction de V. Masson-Delmotte, P. Zhai, H. O. Pörtner, D. Roberts, J. Skea, P.R. Shukla, A. Pirani, W. Moufouma Okia, C. Péan, R. Pidcock, S. Connors, J. B. R. Matthews, Y. Chen, X. Zhou, M. I. Gomis, E. Lonnoy, T. Maycock, M. Tignor et T. Waterfield. Organisation météorologique mondiale, Genève, Suisse, 32 p.

Les conclusions principales du rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels et les trajectoires associées d’émissions mondiales de gaz à effet de serre, dans le contexte du renforcement de la parade mondiale au changement climatique, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté.

Préalable

Le degré de confiance correspondant à chacune des principales conclusions est indiqué au moyen du langage « calibré» du GIEC (3). La base scientifique sur laquelle se fonde chacune des principales conclusions principales peut être retrouvée dans les sections des chapitres du Rapport spécial indiquées en référence. Dans le Résumé à l’intention des décideurs, les lacunes en matière de connaissances sont recensées relativement aux chapitres sous-jacents du rapport.

 

Chaque conclusion se fonde sur une évaluation des éléments probants et de la concordance s’y rapportant. Cinq qualificatifs sont utilisés pour exprimer le degré de confiance : très faible, faible, moyen, élevé et très élevé ; le degré de confiance est indiqué en italique : par exemple degré de confiance moyen. Les qualificatifs ci-après ont été utilisés pour indiquer la probabilité évaluée d’un résultat : quasiment certain (probabilité de 99 à 100 %), très probable (90 à 100 %), probable (66 à 100 %), à peu près aussi probable qu’improbable (33 à 66 %), improbable (0 à 33 %), très improbable (0 à 10 %), exceptionnellement improbable (0 à 1 %). D’autres qualificatifs peuvent également être utilisés le cas échéant : extrêmement probable (95 à 100 %), plus probable qu’improbable (> 50 à 100 %), plus improbable que probable (0 à < 50 %) et extrêmement improbable (0 à 5 %). La probabilité évaluée est indiquée en italique : par exemple très probable. Cela est conforme au cinquième Rapport d’évaluation.

 

A. Compréhension d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C

A.1 Selon les estimations, les activités humaines ont provoqué un réchauffement planétaire d’environ 1 °C (5) au-dessus des niveaux préindustriels, avec une fourchette probable allant de 0,8 °C à 1,2 °C. Il est probable que le réchauffement planétaire atteindra 1,5 °C entre 2030 et 2052 s’il continue d’augmenter au rythme actuel (degré de confiance élevé).

 

A.1.2 Un réchauffement supérieur à la moyenne annuelle mondiale est constaté dans de nombreuses régions continentales et pendant de nombreuses saisons, notamment dans l’Arctique où l’on a relevé des valeurs deux à trois fois plus élevées que la moyenne planétaire. Le réchauffement est généralement plus marqué sur les continents que sur les océans (degré de confiance élevé).

 

A.2 Le réchauffement dû aux émissions anthropiques mondiales qui ont eu lieu depuis l’époque préindustrielle jusqu’à présent persistera pendant des siècles à des millénaires et continuera de causer d’autres changements à long terme dans le système climatique tels que l’élévation du niveau de la mer, avec des impacts associés à ces modifications (degré de confiance élevé), mais il est improbable que ces émissions soient à elles seules en mesure de provoquer un réchauffement planétaire de 1,5 °C (degré de confiance moyen).

 

A.2.1 Il est improbable que les émissions anthropiques mondiales (qui comprennent les gaz à effet de serre, les aérosols et leurs précurseurs) qui ont eu lieu jusqu’à présent provoquent un réchauffement supplémentaire supérieur à 0,5 °C au cours des deux ou trois prochaines décennies (degré de confiance élevé) ou à une échelle de temps centennale (degré de confiance moyen).

 

A.3.1 Les impacts du réchauffement planétaire sur les systèmes naturels et humains sont déjà visibles (degré de confiance élevé). De nombreux écosystèmes terrestres et océaniques et certains des services qu’ils rendent ont déjà changé sous l’effet du réchauffement planétaire (degré de confiance élevé).

B. Changements climatiques anticipés, impacts potentiels de ces changements et risques connexes

B.1 Selon les projections des modèles climatiques, les caractéristiques climatiques régionales devraient présenter des différences robustes (7) entre le moment présent et celui où le réchauffement planétaire atteindra 1,5 °C (8), et entre 1,5 °C et 2 °C. Ces différences consistent notamment dans l’augmentation de la température moyenne dans la plupart des régions continentales et océaniques (degré de confiance élevé), des extrêmes de chaleur dans la plupart des zones habitées (degré de confiance élevé), des épisodes de fortes précipitations dans plusieurs régions (degré de confiance moyen) et de la probabilité de sécheresses et de déficits de précipitations dans certaines régions (degré de confiance moyen). {3.3}

 

B.2 À l’horizon 2100, l’élévation du niveau moyen de la mer à l’échelle du globe en cas de réchauffement planétaire de 1,5 °C devrait être inférieure de 10 cm environ à celle correspondant à un réchauffement de 2 °C (degré de confiance moyen). L’élévation du niveau de la mer se poursuivra bien au-delà de 2100 (degré de confiance élevé), et l’ampleur et le rythme de cette élévation dépendra des trajectoires futures des émissions. Un ralentissement de l’élévation du niveau de la mer offre de meilleures possibilités d’adaptation pour les systèmes humains et écologiques des petites îles, des zones côtières de faible altitude et des deltas (degré de confiance moyen). {3.3, 3.4, 3.6}.

 

B.3.1 Selon les projections, sur les 105 000 espèces étudiées, 9 6 % des insectes, 8 % des plantes et 4 % des vertébrés devraient perdre plus de la moitié de l’aire de leur niche climatique en cas de réchauffement planétaire de 1,5 °C, en comparaison de 18 % des insectes, 16 % des plantes et 8 % des vertébrés en cas de réchauffement planétaire de 2 °C (degré de confiance moyen). Les impacts liées à d’autres risques pour la biodiversité tels que les incendies de forêt et la prolifération d’espèces invasives sont moins importants à 1,5 °C qu’à 2 °C de réchauffement planétaire (degré de confiance élevé). {3.4.3, 3.5.2}

 

B.4 Selon les projections, la limitation du réchauffement planétaire à 1,5 °C plutôt qu’à 2 °C devrait réduire la hausse de la température des océans ainsi que l’augmentation associée de leur acidité et la diminution de leur oxygénation (degré de confiance élevé). En conséquence, la limitation du réchauffement planétaire à 1,5 °C devrait réduire les risques pour la biodiversité marine, les pêches et les écosystèmes marins, y compris leurs fonctions écologiques et les services qu’ils rendent aux êtres humains, comme l’illustrent les changements récents dont font l’objet les écosystèmes des glaces de mer dans l’Arctique et des récifs coralliens des eaux chaudes (degré de confiance élevé). {3.3, 3.4, 3.5, encadré 3.4, encadré 3.5}

 

B.5.1 Les populations défavorisées et vulnérables, certains peuples autochtones et les communautés locales tributaires de moyens de subsistance liés à l’agriculture et aux ressources côtières sont exposées de façon disproportionnée aux conséquences néfastes du réchauffement planétaire de 1,5 °C et plus (degré de confiance élevé). Les régions confrontées à un tel risque comprennent les écosystèmes arctiques, les zones arides, les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés (degré de confiance élevé). La pauvreté et les préjudices devraient augmenter dans certaines populations à mesure que le réchauffement planétaire s’intensifie ; la limitation du réchauffement à 1,5 °C plutôt qu’à 2 °C pourrait, à l’horizon 2050, réduire de plusieurs centaines de millions le nombre de personnes exposées aux risques liés au climat et vulnérables à la pauvreté (degré de confiance moyen) {3.4.10, 3.4.11, encadré 3.5, encadré interchapitres 6 du chapitre 3, encadré interchapitres 9 du chapitre 4, encadré interchapitres 12 du chapitre 5, 4.2.2.2, 5.2.1, 5.2.2, 5.2.3, 5.6.3}

 

B.6.1 Il existe un large éventail d’options en matière d’adaptation destinées à réduire les risques concernant les écosystèmes naturels et gérés (adaptation fondée sur les écosystèmes, remise en état des écosystèmes, mesures de lutte contre la dégradation et le déboisement, gestion de la biodiversité, aquaculture durable, savoir local et savoir autochtone, etc.), les risques associés à l’élévation du niveau de la mer (protection et consolidation du littoral, etc.) et les risques concernant la santé, les moyens de subsistance, l’alimentation, l’eau et la croissance économique, en particulier dans les espaces ruraux (irrigation efficace, filets de protection sociale, gestion des risques de catastrophe, répartition et partage des risques, adaptation communautaire, etc.) et en milieu urbain (infrastructure verte, utilization et aménagement durables des sols, gestion durable des ressources en eau, etc.) (degré de confiance moyen). {4.3.1, 4.3.2, 4.3.3, 4.3.5, 4.5.3, 4.5.4, 5.3.2, encadré 4.2, encadré 4.3, encadré 4.6, encadré interchapitres 9 du chapitre 4}
 

 

C. Trajectoires d’émissions et transitions systémiques compatibles avec un réchauffement planétaire de 1,5 °C

 

C.1.1 Les réductions des émissions de CO2 qui limitent le réchauffement planétaire à 1,5 °C sans dépassement ou avec un dépassement minime peuvent nécessiter différents éventails de mesures d’atténuation, réalisant différents équilibres entre la diminution de l’intensité énergétique et d’utilisation des ressources, le taux de décarbonisation et le recours à l’élimination du CO2. Les divers éventails de mesures font face à des défis différents en matière de mise en oeuvre, ainsi que des synergies et des compromis potentiels avec le développement durable (degré de confiance élevé) (figure RID.3b). {2.3.2, 2.3.4, 2.4, 2.5.3}

 

C.2 Les trajectoires qui limitent le réchauffement planétaire à 1,5 °C sans dépassement ou avec un dépassement minime exigeraient des transitions rapides et radicales dans les domaines de l’énergie, de l’aménagement des terres, de l’urbanisme, des infrastructures (y compris transports et bâtiments) et des systèmes industriels (degré de confiance élevé). Ces transitions systémiques sont sans précédent pour ce qui est de leur ampleur, mais pas nécessairement de leur rythme, et supposent des réductions considérables des émissions dans tous les secteurs, un large éventail d’options en matière d’atténuation et une hausse nette des investissements dans ces options (degré de confiance moyen). {2.3, 2.4, 2.5, 4.2, 4.3, 4.4, 4.5}

 

C.3.1 Parmi les mesures actuelles et potentielles visant l’élimination du CO2 figurent le boisement et le reboisement, la remise en état des sols, la bioénergie avec captage et stockage du CO2 (BECSC), le captage direct dans l’air et le stockage du CO2 (DACCS), l’altération accélérée des roches calcaires et l’alcalinisation des océans. Ces techniques varient nettement de par leur maturité, leurs potentiels, leurs coûts, ainsi que les risques, les co-avantages et les compromis qui y sont associés (degré de confiance élevé). À l’heure actuelle, seules quelques trajectoires d’émissions modélisées ayant fait l’objet d’une publication incluent des mesures d’élimination du CO2 autres que le boisement et la bioénergie avec captage et stockage du CO2. {2.3.4, 3.6.2, 4.3.2, 4.3.7}

 

C.3.4 La plupart des mesures actuelles et potentielles d’élimination du CO2 pourraient avoir des impacts considérables sur les terres émergées, l’eau ou les nutriments si elles étaient mises en oeuvre à grande échelle (degré de confiance élevé). Le boisement et la bioénergie peuvent concurrencer d’autres utilisations des terres et avoir des impacts importants sur les systèmes agricoles et alimentaires, la biodiversité et d’autres fonctions et services écosystémiques (degré de confiance élevé). Une gouvernance efficace s’avère nécessaire pour limiter ces compromis et garantir le maintien du carbone dans les réservoirs terrestres, géologiques et océaniques (degré de confiance élevé). La faisabilité et la pérennité des techniques d’élimination du CO2 pourraient être renforcées grâce à un éventail d’options mises en oeuvre à des échelles importantes, mais moins grandes, et non par le biais d’une option unique appliquée à très grande échelle (degré de confiance élevé) (figure RID.3b). {2.3.4, 2.4.4, 2.5.3, 2.6, 3.6.2, 4.3.2, 4.3.7, 4.5.2, 5.4.1, 5.4.2 ; encadrés interchapitres 7 et 8 du chapitre 3, tableau 4.11, tableau 5.3, figure 5.3}

 

C.3.5 Certaines mesures d’élimination du CO2 liées à l’agriculture, à la foresterie et aux autres utilisations des terres (AFAUT), telles que la remise en état des écosystèmes naturels et le piégeage du carbone dans le sol, pourraient s’accompagner de co-avantages, tels qu’une amélioration de la biodiversité, de la qualité des sols et de la sécurité alimentaire locale. Si elles sont mises en oeuvre à grande échelle, ces mesures devraient pouvoir s’appuyer sur des systèmes de gouvernance favorisant la gestion durable des terres, afin de préserver et de protéger les stocks terrestres de carbone et les autre fonctions et services écosystémiques (degré de confiance moyen). (figure RID.4) {2.3.3, 2.3.4, 2.4.2, 2.4.4, 3.6.2, 5.4.1, encadrés interchapitres 3 du chapitre 1 et 7 du chapitre 3, 4.3.2, 4.3.7, 4.4.1, 4.5.2, tableau 2.4}

 

 

D. Renforcement de la parade mondiale dans le cadre du développement durable et de la lutte contre la pauvreté

 

D.2.1 Les impacts du changement climatique et les réponses qui sont apportées sont étroitement liés au développement durable, qui concilie bien-être social, prospérité économique et protection de l’environnement. Les objectifs de développement durable adoptés en 2015 par les Nations Unies établissent un cadre pour l’évaluation des corrélations entre un réchauffement planétaire de 1,5 °C ou 2 °C et les objectifs de développement, lesquels visent notamment l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités et la lutte contre les changements climatiques (degré de confiance élevé) {encadré interchapitres 4 du chapitre 1, 1.4, 5.1}

 

D.6.1 La justice sociale et l’équité sont des éléments centraux des trajectoires de développement favorisant la résilience face au changement climatique qui visent à limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C, car elles permettent de faire face à des défis et à des compromis inévitables, augmentent les oppportunités, et garantissent que les options, les perspectives d’avenir et les valeurs font l’objet de délibérations entre les pays et communautés et au sein d’entre eux, en faisant attention à ne pas dégrader la situation des populations démunies et désavantagées (degré de confiance élevé). {5.5.2, 5.5.3, encadré 5.3, figure 5.1, figure 5.6, encadrés interchapitres 12 et 13 du chapitre 5}

 

D.6.2 Les possibilités d’établir des trajectoires de développement favorisant la résilience face au changement climatique varient selon les régions et les pays, et au sein d’entre eux, en raison des différences de contextes en matière de développement et de la vulnérabilité systémique (degré de confiance très élevé). Les efforts concernant ce type de trajectoires ont pour l’instant été limités (degré de confiance moyen) et il faudrait que tous les pays et tous les acteurs non étatiques renforcent leurs actions dans ce domaine et les mettent en oeuvre en temps opportun (degré de confiance élevé). {5.5.1, 5.5.3, figure 5.1}

 

D.7 Le renforcement des capacités des autorités nationales et infranationales, de la société civile, du secteur privé, des peuples autochtones et des communautés locales dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques peut favoriser la mise en oeuvre de mesures ambitieuses permettant de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C (degré de confiance élevé). La coopération internationale peut créer un environnement propice pour atteindre cet objectif dans tous les pays et au bénéfice de tous, dans le contexte du développement durable. La coopération internationale est un catalyseur essentiel pour les pays en développement et les régions vulnérables (degré de confiance élevé). {1.4, 2.3, 2.5, 4.2, 4.4, 4.5, 5.3, 5.4, 5.5, 5.6, 5, encadré 4.1, encadré 4.2, encadré 4.7, encadré 5.3, encadré interchapitres 9 du chapitre 4, encadré interchapitres 13 du chapitre 5}

 

D.7.1 Les partenariats auxquels participent des acteurs publics et privés non étatiques, des investisseurs institutionnels, le système bancaire, la société civile et les institutions scientifiques, permettraient la mise en oeuvre de mesures et d’actions compatibles avec une limitation du réchauffement planétaire à 1,5 °C (degré de confiance très élevé). {1.4, 4.4.1, 4.2.2, 4.4.3, 4.4.5, 4.5.3, 5.4.1, 5.6.2, encadré 5.3}

(3) Chaque conclusion se fonde sur une évaluation des éléments probants et de la concordance s’y rapportant. Cinq qualificatifs sont utilisés pour exprimer le degré de confiance : très faible, faible, moyen, élevé et très élevé ; le degré de confiance est indiqué en italique : par exemple degré de confiance moyen. Les qualificatifs ci-après ont été utilisés pour indiquer la probabilité évaluée d’un résultat : quasiment certain (probabilité de 99 à 100 %), très probable (90 à 100 %), probable (66 à 100 %), à peu près aussi probable qu’improbable (33 à 66 %), improbable (0 à 33 %), très improbable (0 à 10 %), exceptionnellement improbable (0 à 1 %). D’autres qualificatifs peuvent également être utilisés le cas échéant : extrêmement probable (95 à 100 %), plus probable qu’improbable (> 50 à 100 %), plus improbable que probable (0 à < 50 %) et extrêmement improbable (0 à 5 %). La probabilité évaluée est indiquée en italique : par exemple très probable. Cela est conforme au cinquième Rapport d’évaluation.

(5) Le niveau actuel de réchauffement planétaire est défini comme le niveau moyen pour une période de 30 ans centrée sur 2017, en supposant que le réchauffement se poursuive au rythme enregistré récemment.

(7) Robuste signifie ici qu’au moins les deux tiers des modèles climatiques montrent le même signe de changement à l’échelle du point de grille et que les différences concernant de grandes régions sont statistiquement significatives.

 

(8) Les changements anticipés dans les impacts correspondant aux différents niveaux de réchauffement planétaire sont déterminés par rapport aux variations de la température moyenne de l’air à la surface du globe.