C  Bernard RIE Photographies

EIVA, c'est à la fois le constat d'une crise sociale et environnementale ...

D’une part, il s’agit d’une crise sociale : l’existence d'abus et de violations des droits de travailleurs employés par des marques de renommée mondiale. L'insécurité des conditions de travail, tel que l'illustre l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, le travail forcé, les salaires misérables des travailleurs ou encore les multiples actions menées par des communautés locales pour récupérer les terres dont elles sont propriétaires depuis des siècles révèlent notamment l’envers du décor des industries textile, alimentaire et énergétique.

D’autre part, il s’agit d’une crise environnementale : le caractère inouï des changements observés depuis 1950 dans le système climatique. L’atmosphère et l’océan se sont réchauffés, la couverture de neige et de glace a diminué, le niveau des mers s’est élevé et les concentrations des gaz à effet de serre ont augmenté. Les incidences de ces changements climatiques sur les systèmes naturels de tous les continents sont considérables. La qualité et la quantité des ressources hydriques et écosystémiques diminuent tandis que des phénomènes extrêmes tels que les sécheresses, les inondations, les cyclones ou encore les incendies de forêt augmentent. Selon WWF, la population de mammifères, d'oiseaux, de reptiles et d'amphibiens aurait décliné d'environ 60% entre 1970 et 2014 tandis qu'approximativement 50% des coraux ont disparu sur les trente dernières années.

Le point commun entre ces deux crises ? Leur dimension humaine.

Les dirigeants des entreprises délocalisent le siège social dans des pays où la main d’œuvre est bon marché et profitent de la situation de vulnérabilité de certains travailleurs pour les engager dans des conditions inhumaines violant la Déclaration des droits de l'homme.

Selon le dernier rapport du GIEC, l'influence des activités humaines dans les changements observés est clairement établie. Plus précisément, "il est extrêmement probable que plus de la moitié de l’augmentation observée de la température moyenne à la surface du globe entre 1951 et 2010 est due à l’augmentation anthropique des concentrations de gaz à effet de serre et à d’autres forçages anthropiques conjugués".

Citons à titre d'exemples la surproduction et la surconsommation énergétique et alimentaire, le déversement croissant de déchets dans le milieu marin, estimé actuellement à 150 millions de tonnes métriques (le poids du plastique dépassera probablement celui des poissons dans l'océan en 2050), la taille du Septième continent de plastique, estimée à 1,6 million de kilomètres carrés, la surexploitation et dégradation des ressources naturelles telles que les forêts dont la perte est estimée à 1,3 millions kilomètres carrés entre 1990 et 2016, selon la Commission européenne.

Le textile
Le textile
press to zoom
L'éducation
L'éducation
press to zoom
L'agro-alimentaire
L'agro-alimentaire
press to zoom
Les cosmétiques
Les cosmétiques
press to zoom
L'HORECA
L'HORECA
press to zoom
Les énergies
Les énergies
press to zoom

Tout peut changer. Ces dernières années se caractérisent par l’émergence de multiples actions citoyennes orientées vers le développement d’un modèle économique alternatif qui s’éloigne de nos modes de production et de consommation actuels.

 

En Belgique, en 2019, ce sont près de 65 000 citoyen.ne.s qui marchent ensemble pour une meilleure justice climatique. Désireux de poser des actions individuelles, ces citoyen.ne.s veulent consommer autrement, d’une manière éclairée, responsable et solidaire dans différents secteurs.

... et à la fois le constat d'une volonté citoyenne de vivre autrement

Ensemble, nous pouvons changer notre regard sur ce qui est possible !